À 29 ans, je n'étais plus moi-même.
Je me réveillais fatigué. Pas le genre de fatigue qui passe après un café — celle qui est là dès le matin et qui reste toute la journée. J'avais zéro motivation au travail, aucun drive, plus envie de rien. Même les choses qui me passionnaient avant — le sport, les projets, les sorties — me semblaient peser des tonnes.
J'avais l'impression d'être un spectateur de ma propre vie. Je fonctionnais, mais je ne vivais pas vraiment.
J'ai d'abord mis ça sur le compte du boulot, du stress, de trop de soirées. J'ai essayé de dormir plus, de manger mieux, de courir trois fois par semaine. Rien n'y faisait. Au bout d'un an, ma compagne m'a dit : "T'es plus comme avant." C'est là que j'ai compris que c'était sérieux.
Bilan sanguin. Le médecin a froncé les sourcils.
Testostérone à 320 ng/dL. Limite basse pour un homme de mon âge — en pleine santé apparente, sans pathologie connue. Mon médecin a parlé de "facteurs de style de vie", m'a conseillé de réduire le stress et de lever plus de fonte. Il n'avait pas vraiment d'explication.
J'ai suivi ses conseils à la lettre pendant six mois. Sommeil, nutrition, sport, moins d'alcool. Mes niveaux ont légèrement remonté, mais le fond du problème était là. J'étais encore mou, encore sans élan. Et j'avais cette sensation diffuse de ne pas être au niveau de ce que je voulais être.
240 000 particules de plastique. Par litre. Dans mon verre d'eau.
En 2022, un soir, je suis tombé sur une étude de l'université de Vienne sur les microplastiques dans l'eau du robinet. 240 000 particules par litre. J'ai relu trois fois. Puis j'ai cherché ce que ces particules font dans le corps.
Ce que j'ai trouvé m'a sidéré. Les microplastiques contiennent des phtalates et du BPA — des perturbateurs endocriniens qui imitent les œstrogènes dans le corps et bloquent la production de testostérone. Les PFAS (polluants éternels présents dans presque toutes les eaux de robinet européennes) font la même chose. Des études les associent directement à la baisse de la fertilité masculine, à la fatigue chronique et à la déprime.
Je buvais deux litres d'eau du robinet par jour. Depuis des années. Sans jamais filtrer correctement.
J'ai tout changé. Et en 90 jours, tout a changé.
J'ai d'abord testé un pichet filtrant basique. Amélioration partielle au bout de quelques semaines — moins de fatigue en milieu de journée. Mais j'ai vite compris les limites : le charbon actif ne retient ni les microplastiques, ni les PFAS, ni les bactéries. Il faut une membrane de filtration physique et une action bactéricide.
J'ai passé les mois suivants à travailler avec des ingénieurs en filtration pour développer quelque chose qui filtre vraiment — membrane UF 0,1 µm + lumière UV auto-générée par le flux d'eau, sans électricité. Et qui s'installe en 30 secondes sur n'importe quel robinet.
Au bout de trois mois de consommation exclusive d'eau filtrée par le prototype :
- Le drive est revenu. Pas progressivement — d'un coup, j'ai eu envie de me lever le matin.
- La fatigue chronique a disparu. Je finissais mes journées avec encore de l'énergie.
- Ma concentration a explosé. Le brouillard mental que j'avais normalisé n'était plus là.
- Mon humeur s'est stabilisée. J'étais de nouveau présent — au boulot, chez moi, partout.
Mon médecin a refait le bilan. Testostérone à 520 ng/dL. Il a cherché ce que j'avais changé. Rien d'autre que l'eau.